Messagerie chiffrée souveraine · Windows / macOS / Linux
Les messageries chiffrées protègent le contenu.
Crypto est conçu pour protéger aussi le fait que la conversation existe.
Le contenu de vos messages est chiffré de bout en bout : personne d’autre que vos correspondants ne peut le lire. Crypto vise plus loin avec son propre réseau de mélange, Gotham : paquets de taille fixe, délais aléatoires, trafic de couverture, pour masquer aussi qui parle à qui. Cette seconde protection se renforce à mesure que des relais indépendants rejoignent le réseau. Elle n’est pas encore effective aujourd’hui.
Écrit en Rust · Réseau open source (AGPLv3) · Auto-hébergé · Aucun service tiers
Le principe : un observateur ne doit voir que des paquets identiques, à cadence constante.
Chaque relais ne connaît que celui qui lui transmet le paquet et celui à qui il le passe. Suivez un message, inspectez chaque nœud, et voyez ce qu’il est incapable d’apprendre.
L’anonymat d’un réseau de mélange n’est pas une case à cocher : il croît avec le nombre de relais indépendants en service. Nous le mesurons plutôt que de le promettre. État réel aujourd’hui : les relais en service ne couvrent que deux plages d’adresses distinctes, là où la règle de diversité en exige trois. Le réseau ne route donc pas encore. Les messages transitent par une boîte aux lettres, et l’opérateur de ce relais peut voir quelles adresses IP échangent ; l’application l’affiche telle quelle, sous la mention « Boîte aux lettres seule ». Le chiffrement du contenu, lui, s’applique dans tous les cas. Ce que le réseau protège, et ce qu’il ne protège pas, est documenté dans le modèle de menace.
Pourquoi un réseau de mélange
Le graphe des communications est souvent plus sensible que leur contenu.
Un pic d’échanges entre deux bureaux d’études annonce une acquisition ou un programme avant tout communiqué. Le chiffrement seul n’y change rien : les métadonnées, c’est-à-dire qui écrit à qui, quand et combien, restent en clair.
Une messagerie chiffrée classique protège
- Le contenu des messages et des fichiers
- L’authenticité des correspondants
Mais son serveur, comme tout observateur du réseau, voit toujours qui parle à qui, quand et à quel volume.
Ce que le réseau Gotham vise en plus
- L’existence de la conversation : le fait même que deux entités échangent
- Le graphe, qui parle à qui : chaque relais ne déchiffre qu’une couche de l’enveloppe, et l’identité de l’expéditeur lui reste cachée
- La temporalité et le rythme : chaque saut retarde le paquet d’un délai tiré au hasard, et du faux trafic circule en permanence
- Le volume : tous les paquets ont exactement la même taille, la longueur d’un message ne se lit donc pas de l’extérieur
La preuve, pas la promesse
Chaque affirmation de ce site est vérifiable, dans le code ou dans l’audit.
Souverain, jusqu’au dernier serveur
Autorité d’annuaire, relais, boîtes aux lettres et serveurs d’appel (TURN) tournent sur votre infrastructure. En auto-hébergement complet, aucune donnée (message, métadonnée ou journal) ne transite par l’éditeur. À savoir : la voix passe toujours par un serveur d’appel, jamais par le réseau de mélange, et l’opérateur de ce serveur voit les deux adresses IP et les horaires. Hébergez-le vous-même, et cet opérateur, c’est vous.
Auditable : le code du réseau est ouvert
Client et réseau sont écrits en Rust. Le réseau Gotham est publié sous licence libre AGPLv3, qui oblige à publier toute version modifiée mise en service. Vos équipes, ou l’auditeur de votre choix, lisent ce qui tourne réellement, sans accord de confidentialité.
Conçu pour les environnements où le graphe des échanges est classifié.
RSSI, DSI et responsables sécurité : défense, aéronautique, opérateurs d’importance vitale. Formulaire court, réponse humaine.